LA TENUE BLEUE DES TAP


LA TENUE BLEUE DES TAPLA TENUE BLEUE DES TAPLA TENUE BLEUE DES TAP
PHILIPPE ARCHAMBAULT, ET LA TENUE BLEUE FIT SON ENTRÉE  DANS LE MONDE TAP

C’est un grand nom du GIGN, une véritable figure du monde parachutiste qui s’est éteinte !
Archy, tous les parachutistes civils et militaires le connaissent ! . C’était un véritable visionnaire et si le parachutisme est aujourd’hui ce qu’il est en Gendarmerie, mais aussi dans les Armées, c’est grâce à lui.
La possibilité de louer des aéronefs civils pour sauter, c’est lui ! Le brevet para spécialisé au GIGN, c’est encore lui ! Les listes bleues en Gendarmerie, c’est toujours lui ! La généralisation des sauts en tandem pour projeter en zone hostile des experts ou autres : c’est aussi lui !
Personnellement, au-delà de son grand côté professionnel, je retiens ses belles qualités humaines : son franc parler, sa joie de vivre communicative, son quotient relationnel, sa personnalité affirmée et attachante. Un grand Monsieur qui m’aura beaucoup inspiré !
Il avait fait sauter en tandem Bebel sur les Champs Elysées. Il l’a rejoint au ciel, son élément.
Je suis sûr qu’il nous regarde d’en haut, avec Saint-Michel.”
(Hommage du commandant d'Unité du GIGN)

DE L'ESCADRON PARA AU GIGN

Originaire de Bourges, il a  été breveté parachutiste en 1975.  A l’issue de son service achevé comme maréchal des logis, il a intégré l’école de Gendarmerie de Berlin. Sa première affectation a été l’escadron 9/11 parachutiste de gendarmerie mobile de Mont-de-Marsan, devenu EPIGN en 1983. De 1988 à 2007, il est responsable para du GSIGN et de 2007 à 2014 est responsable para et activités aéronautiques du GIGN. En 1999, le major Archambault accède à l’épaulette et est nommé officier Gendarmerie TAP, puis conseiller para jusqu’à son départ en 2014 comme chef d’escadron.
Dans la réserve, le chef d’escadron de réserve Archambault reste au GIGN est assure les fonctions de conseiller réserves du chef du GIGN et de conseiller para.
Archy cumulait les qualifications dans le parachutisme : moniteur para, formateur chef largueur, instructeur saut ouverture commandée retardée : certificat d’aptitude commandant d’unité TAP, largueur de personnel sur hélicoptère SA 330 (super PUMA) sur DHC6 (avion Twin Otter), et instructeur de chute opérationnelle. Il totalisait plus de 12500 sauts militaire et faisait de la chute libre dans le civil. Il avait ainsi initié au parachutiste de nombreux jeunes en leur faisant passer leur CAP, certificat d’aptitude au parachutisme.
Il était aussi moniteur national de secourisme spécialité réanimateur, plongeur, éducateur sportif, maître nageur sauveteur, moniteur d’équipe légère d’intervention (ELI), et titulaire du diplôme d’état-major de la Gendarmerie.
 Il avait été cité à l’ordre du régiment avec croix de la valeur militaire (1980), était titulaire de la Légion d’honneur (2014), de la médaille militaire (1994), de l’ordre national du Mérite (2004), de la croix du combattant (1997), de la médaille de l’aéronautique (2000), de la médaille d’outre-mer avec agrafe Liban (1980), de la médaille d’argent de la défense nationale (1987), de la médaille de la jeunesse et des sports échelon bronze et avait reçu la médaille des services volontaires échelon bronzent 2019.


HISTOIRE DU PARACHUTISME EN GENDARMERIE

Des gendarmes parachutistes en Indochine
<> La conséquence, en Extrême-Orient, de la défaite française de 1940, fut l’occupation japonaise de l’Indochine dès septembre. L’amiral Decoux, privé de tout secours, n’a pu, avec 60.000 hommes équipés d’un matériel vétuste et ne disposant que de quelques avions et chars légers, s’opposer aux Nippons. Cette occupation a démontré que le colonisateur français n’était pas invincible. En 1945, les Japonais joueront à merveille de la prise de conscience d’un nationalisme naissant, avant leur départ. À compter de septembre 1945, la France reprend pied en Indochine, aux côtés des troupes britanniques. Avec le Corps léger d’intervention formé fin 1943 en Afrique du Nord, le bataillon de marche de la 2e division blindée, le groupement parachutiste Ponchardier et des éléments de la 9e division d’infanterie coloniale, le gouverneur Cédile reprend progressivement le contrôle de la Cochinchine.

Mais la guérilla entretenue par le viêt-minh empoisonne le processus de reprise en main du pays. Les Français se retrouvent dispersés dans des postes reliés entre eux par des patrouilles. Si, fin 1946, la réoccupation de l’Indochine est réalisée, le pays reste une véritable poudrière. L’envoi en Indochine d’unités de gendarmerie en corps constitués, envisagé au cours du second semestre 1946, sera décidé après le coup de force d’Hô Chi Minh à Haïphong. Trois légions de marche de gardes républicains (L.M.G.R.) sont alors destinées au corps expéditionnaire d’Extrême-Orient. Dès le 20 novembre 1946, le ministre des Armées ordonne la formation d’une première légion de marche de gardes républicains qui doit être opérationnelle pour le 1er mars 1947. Sa mission sera d’encadrer et d’instruire la Garde républicaine cochinchinoise. Ces unités ne sont calibrées que pour participer à la pacification des terrains reconquis et tenir des postes en prenant uniquement la responsabilité du maintien de l’ordre et de la sécurité.
La 1re légion de marche de Garde républicaine (1re L.M.G.R.) acquiert une existence légale le 11 janvier 1947. Composée de huit escadrons, elle doit être mise sur pied en désignant par priorité des volontaires. La majeure partie des 796 personnels vient d’unités de gendarmerie stationnées en Allemagne. Ils sont rassemblés en deux contingents : le premier à Lorrach, le second à Horb et Worms. L’embarquement a lieu, le 21 février, à Marseille sur le Pasteur pour la majorité des personnels de cette légion. Ils côtoient là un millier de camarades constituant la 2e L.M.G.R. Quelques jours plus tôt, ils ont assisté à l’embarquement de la 3e L.M.G.R. quittant Marseille sur le Félix Roussel. La traversée se termine trois semaines plus tard au cap Saint-Jacques où les hommes sont transbordés sur des barges de débarquement pour remonter la rivière Saigon. Ils essuient quelques tirs lors du passage entre des postes où, sécurisant, flotte le drapeau tricolore. Après quatre heures de navigation, les hommes débarquent et sont conduits dans un ancien lycée de la capitale cochinchinoise : le camp Petrusky. Les premiers éléments de cette première légion, comme l’écrira le lieutenant-colonel Degré, sont littéralement jetés sur le terrain : « Partis sous les ordres du C.E. Nommasson… avec un préavis de 10 jours, sans préparation, vous êtes arrivés en pleine crise et avez été rapidement utilisés dans le Transbassac ».

L’année 1947 va ainsi devenir celle de tous les dangers pour les forces qui se heurtent en Indochine : une armée régulière, conçue et entraînée pour une guerre de gros bataillons, se trouve confrontée à une guérilla savamment entretenue. Le constat est amer : les attentats, embuscades, assassinats se succèdent et la pacification risque de basculer dans l’échec. On ne peut sortir de Saigon, par ailleurs très calme, qu’en convoi. Pour répondre aux assauts du viêt-minh, le général Boyer de Latour, qui commande les troupes françaises de l’Indochine Sud, met au point un plan d’action politico-militaire. Mais, basé sur la création d’un réseau fixe de protection échelonné le long des itinéraires, il ne permettra que de contrôler une infime partie des 741.000 kilomètres carrés du pays. C’est la technique du quadrillage du terrain par les postes. Sur le plan militaire, la situation n’est pas brillante : des milliers d’hommes sont dispersés à la garde de points de passage que les rebelles, à la mobilité exceptionnelle, contournent en toute quiétude.

La situation de ces postes isolés peut vite devenir intenable. Ils sont harcelés par un adversaire insaisissable, toujours en surnombre, même si parfois peu armé. Les postes sont de véritables objectifs prioritaires pour les rebelles ; non pour la gêne qu’ils occasionnent, mais pour les armes qu’ils contiennent ! Les troupes d’intervention, souvent des unités parachutistes, ne seront jamais assez nombreuses. La demi-brigade S.A.S. devait initialement constituer cet élément de réserve générale indispensable. Un bataillon devait être employé en Indochine du Nord, l’autre en Indochine du Sud, et il était toujours possible de les regrouper rapidement. Malheureusement, ces deux bataillons ne peuvent en aucun cas assurer leur mission de secours aux postes et participer aux grandes opérations menées sur l’ensemble du territoire.

La G.R.C., par la dispersion extrême de ses effectifs, est particulièrement sensible à ce problème. Elle est parfaitement consciente de la nécessité d’avoir à sa disposition des unités d’intervention disponibles en quelques heures. Ces quelques heures, c’est la durée de survie d’un poste face aux vagues d’assaut adverses. Elles sont le seul moyen de sauver les postes attaqués, de redonner un espoir aux isolés qui vivent sous la menace permanente d’un assaut massif qui enlèvera le poste en une nuit.

Une décision est donc prise : la création, dans le cadre du 3e régiment de la G.R.C. de la 1re L.G.R.M., du 1er escadron de parachutistes. Personne n’a encore jamais fait sauter des autochtones mais le capitaine Richard se déclare partant. Convaincre le patron de la 1re légion n’est pas facile, mais après bien des réticences, le colonel Degré laisse faire car si le plus jeune des quatre chefs de régiment, ne réussit pas la preuve sera faite que gendarme et parachutiste sont incompatibles !

Le 29 avril 1947, le général commandant supérieur des T.F.E.O. signe donc la note de service organisant l’unité. Elle devra être composée de volontaires ; son stationnement est prévu à Saigon et l’effectif est fixé à un officier, quinze sous-officiers européens et cent vingt-cinq gradés et gardes autochtones.

Du 18 juillet, date des premières épreuves terrestres, au 9 août, jour du sixième et dernier saut devant le tout Saigon, les S.A.S. du Service technique des unités parachutistes dirigés par le lieutenant Brouin, entraînent les gendarmes au pas de charge. Au final, douze Européens et soixante-trois autochtones reçoivent leur brevet. En octobre, ils enchaînent par l’école de brousse installée à Loc Ninh, dans la région dite des Terres rouges. Ce stage sera dirigé des Bérets rouges, venus de Honquan, pour former les gardes, tout en assurant la sécurisation des plantations d’hévéas « Michelin » du secteur. Jusqu’à la mi novembre, les exercices, puis les opérations, se multiplient. Enfin, l’unité est déclarée opérationnelle mais reste en sécurisation aux Terres rouges.

Le 4 janvier 1948, un message chiffré tombe : « Secteur de Thu Do Mot - faire descendre à Saigon - PC brigade parachutiste, pour le 6 janvier au plus tard trente-deux parachutistes escadron G.R.C. de Loc-Ninh - stop - ce personnel emportera son armement, une unité de feu et équipement pour mission d’une durée de six jours - stop. »

Les gardes participent alors à leur premier saut opérationnel : l’opération « Têta » est lancée. Le but est de nettoyer une partie de la 7e interzone viêt-minh couvrant le Nord de la Cochinchine occidentale. Peu de temps après, un commando est engagé dans l’opération « Véga », en plaine des Joncs. Les parachutistes de Chateau-Jobert vont alors tenter de s’emparer du PC de Nguyen Binh car il faut démanteler au plus vite l’organisation viêt-minh du secteur, accueillant parfois jusqu’à 18.000 réguliers.

Quelques semaines plus tard, le 1er mars, à l’occasion d’un événement tragique, l’escadron va faire la preuve de sa capacité de réaction rapide. Le convoi de Dalat à Saigon, qui s’étend sur deux kilomètres, tombe dans une embuscade. L’attaque est menée par le Chi Doï 10 qui engage là l’effectif d’un régiment. Lorsque les secours arrivent sur place, à la tombée du jour, l’escorte tient toujours, mais on dénombrera cent cinq morts, soixante blessés et cinquante-neuf véhicules détruits et cent cinquante otages emmenés. Enfin, le lieutenant-colonel de Saraigné, commandant la 13e D.B.L.E., fait partie des victimes. Immédiatement, le général Boyer de Latour lance cinq bataillons à la poursuite des Viêts. Dans le même temps, le commandant Chateau-Jobert regroupe l’équivalent de deux bataillons, dont le 1er commando de l’escadron para de la G.R.C., pour une opération aéroportée, dans la vallée du Dong Naï. La mission est de couper la route aux fuyards. Après dix jours de progression dans la jungle, à la poursuite d’un adversaire qui se dérobe, celui-ci est enfin intercepté par des éléments du bataillon de marche du 4e régiment de tirailleurs marocains.

Malgré des résultats encourageants, le capitaine Richard reste soucieux. Après ces opérations ponctuelles, où l’unité a donné satisfaction, celle-ci reste scindée en deux éléments. Le second, formé des 2e et 3e commandos, est maintenu à Loc Ninh. Dès le mois de mars, la présence de l’escadron en Cochinchine, comme unité d’intervention, est à l’ordre du jour. En effet, le commandement a pris conscience que le maintien, en permanence et par roulement, d’une compagnie de paras à Tan Son Nhut permettrait des opérations coup de poing. Dès la mi-avril, l’escadron sera au complet à Thuduc, une petite ville de la banlieue de Saigon, à quelques dizaines de minutes de l’aérodrome de « T.S.N. »

Tout au long du premier semestre de 1948, l’escadron – au complet ou par commando – va mener de nombreuses opérations dans l’ensemble de la Cochinchine Sud. Qu’ils soient parachutés ou utilisés comme de l’infanterie classique, malgré des problèmes récurrents d’effectif et de matériel (l’unité utilise des Sten et des MAS 36 modifiés), les hommes du capitaine Richard donneront toujours satisfaction.

Durant l’été 1948, le 1er escadron parachutiste de la garde du Vietnam Sud (G.V.N.S.) prend peu à peu son autonomie et n’opère plus systématiquement dans le cadre de la 1re demi-brigade S.A.S. Tout au long du mois de juillet, les hommes sont engagés dans l’opération combinée « Caïbé » qui vise la zone comprise entre le Vaïco et Bassac, dans une opération parachutée baptisée « Tortue » au Sud Annam, mais aussi dans la libération d’un camp de prisonniers à Ba Trüong. Début août, un commando, dans le cadre du détachement d’alerte de « T.S.N. », est parachuté dans le secteur du Rach Gia, pour renforcer la garnison d’un poste dont le convoi de liaison vient d’être anéanti. Fin septembre, un bilan encourageant peu enfin être rédigé. Le capitaine Richard constate que l’unité remplit le rôle qui lui est assigné : participation au commando d’alerte aéroportée, patrouilles, gardes mais aussi travaux dans le quartier de Thuduc. Peu à peu, l’escadron participe moins aux grandes opérations de ratissage et son action est réorientée vers le dégagement des postes. À Ap Ba Chuc, le 15 septembre, la garnison, encerclée depuis deux jours, est attaquée par environ neuf cents hommes du Chi Doï 126. L’action d’un stick, de 18 G.V.N.S., va être brutale, efficace et décisive : les Viêts se replient.

Jusqu’au début de l’année 1949, les missions se multiplient. Avec cette nouvelle année, le départ des anciens se précise, sauf pour quelques-uns qui prolongent. Le capitaine Richard finit par voir arriver son successeur en la personne du sous-lieutenant Santschi, détaché de la 2e L.G.R.M. Après avoir, comme tous, obtenu son brevet para auprès du S.T.U.P., il prend le commandement de l’escadron à la mi-février. Ce jeune officier, fantasque aux dires de certains, va imprimer un style différent à l’unité. Sous sa houlette, les « guignols ont un béret bleu de parachutistes métropolitains, l’insigne de la G.V.N.S., le brevet para, la grenade de la gendarmerie sur l’épaule, le tout agrémenté d’un Colt 45 aux plaquettes d’ivoire à la ceinture » vont se faire connaître dans toute la Cochinchine.

Tout au long de l’année 1949, l’escadron passe des journées à arpenter la brousse, en prenant part aux nombreuses opérations de nettoyage du Nam Bô (le pays Sud). Les terrains détrempés de la Plaine de Joncs et la pointe de Camau deviennent leurs zones d’opérations habituelles. Parallèlement, la base arrière poursuit sa politique de recrutement et de formation, pour remplacer les rapatriés en fin de séjour. Même le matériel s’améliore : fusil lance-grenades, mortier de 60 millimètres et tenues camouflées U.S. viennent remplacer les pièces d’équipement françaises hors service, après par deux années d’usage intensif.

Début juin 1949, des renseignements signalent la présence des bataillons 307, 309 et 311, nouvellement constitués, formant le front de la plaine des Joncs dans le secteur de Nonh Ninh et des canaux Lagrange et Commercial. Une vaste opération de nettoyage baptisée « Jonquille », est donc décidée. Destinée à assainir complètement la Zone III, elle va permettre d’étriller l’ennemi. Les bataillons viêt-minh perdent près de cinq cents tués et cent trente prisonniers. Les gardes, eux, peuvent revendiquer d’avoir abattu cinq rebelles, fait six prisonniers mais surtout récupéré des archives importantes. Suite à sa brillante conduite à la tête de son unité, le sous-lieutenant Santschi reçoit sa deuxième citation.

Peu à peu, la région pacifiée, l’escadron se trouve relégué dans des opérations annexes. Au cours du troisième trimestre, celui de la saison des pluies, les personnels de l’escadron auront parfois la sensation de végéter.

En août, le lieutenant Biard, remplaçant de Santschi, visite pour la première fois son unité. Pour ce saint-cyrien de vingt-cinq ans, ancien artilleur parachutiste formé à l’initiative, l’utilisation de cet escadron pour monter la garde est une ineptie. En quelques semaines, Biard expédie les démarches administratives et couche sur le papier, à l’occasion de son premier rapport mensuel sur l’état d’esprit, ses premières impressions : « L’état d’esprit est très satisfaisant. Néanmoins, on a constaté une certaine lassitude due, non au fait que les gens sont en Indochine, mais au travail qui leur est demandé. Ces sous-officiers, qui sont presque tous venus volontairement à l’escadron parachutiste, pensaient y trouver une unité d’intervention, participer à des opérations parachutées. Or, celles-ci se font rares. Que font-ils ? Occupation des tours de garde, garde des prisonniers sur les chantiers, petites patrouilles, embuscades, escortes. Là n’est pas leur idéal. Ils préfèrent opérer en unité constituée dans le cadre commando ou escadron… Mesures proposées : rendre à l’escadron sa fonction première, à savoir escadron de parachutistes et non le transformer petit à petit en unité de partisan… ». Mais, pour l’instant, l’attention des généraux est concentrée sur le Cambodge, où le viêt-minh, mal implanté, perd pied et sur le Tonkin où la guérilla tourne à la guerre ouverte.

Engagé dans de petites opérations locales en septembre, l’escadron en profite pour faire peau neuve. L’ensemble des nouveaux venus sont brevetés, les nouveaux chefs des commandos mis en place et les tâches réparties. L’escadron est alors prêt pour repasser unité d’intervention. Le lieutenant Biard a appris que suite à l’action du colonel, inspecteur de la G.V.N.S., son unité va retrouver sa destination première : l’intervention au profit des postes en difficulté. En effet, « le lieutenant Biard, commandant l’escadron parachutiste vietnamien depuis août 1949, en a fait, malgré le départ de la presque totalité des éléments européens aguerris, une unité dynamique, ardente, remarquable par la brutale énergie de ses assauts et la rapidité de ses déplacements ».

Le 3 janvier 1950, l’escadron parachutiste est mis en alerte et participe l’opération « Pascal » dans la région de Cay Lai, entre Mytho et Cantho. Après de nombreuses opérations tout au long du mois de janvier, l’escadron parachutiste de Thuduc est engagé en février dans l’île des Cocotiers, dans le sud de la Cochinchine. Fin février, le lieutenant Biard avoue que l’état d’esprit s’est amélioré par suite de la reprise de l’activité opérationnelle. Il ne reste qu’à rendre, à l’unité, une certaine activité aéroportée pour redonner des ailes à ses hommes. Avec le mois de mars, les opérations vont s’enchaîner à un rythme soutenu. Le 26 mars, après une d’accalmie de trois mois, l’offensive que Nguyen Binh avait commencé en décembre 1949, repart de plus belle. Les Viêts commencent par assaillir les postes autour de Vinh Long, Bienhoa, Thudaumot et Than Son. Puis une attaque d’envergure est déclenchée en direction de Tra Vinh. Près de la Pointe de Camau, le poste de Tra Cu subit lui aussi l’assaut des troupes ennemies. Privé de secours, le poste risque à tout moment de tomber. À 17 heures, c’est le saut aux abords du poste de Tra Cu. La « Droping Zone » a été définie entre celui-ci et le village de Son Anh. Le saut se fait dans l’eau. Le lieutenant Biard entraîne alors ses cent quatre personnels en direction du poste. Mais les Viêts ont repéré la zone de largage probable des paras et ont positionné deux mitrailleuses, en position antiaérienne qui prennent en enfilade le terrain. Les gendarmes-parachutistes se trouvent dans la pire des situations pour les troupes aéroportées : arriver sur une zone de saut battue par le feu des armes automatiques ennemies. En moins d’une demi-heure, le lieutenant monte et exécute sa manœuvre. Il lance un commando en débordement puis à l’assaut de la position. Il dégage ainsi le premier commando, immobilisé la tête au ras du sol, qui lui libère le poste. Cette mission restera la plus belle de l’escadron qui ne déplorera qu’un blessé. Le bilan, lui, est éloquent : un poste dégagé, vingt-cinq Viêts tués, un fusil, de nombreuses munitions et surtout les deux mitrailleuses prises lors de l’engagement près de la D.Z. Au total, on dénombrera quarante-six morts autour du village et du poste. Suite à cette action, les citations vont pleuvoir sur les hommes, comme jamais sur une unité de la G.V.N.S. au cours d’une seule opération : une dizaine pour les Européens et autant pour les autochtones.

Le 4 avril les félicitations écrites du général Chanson, commissaire de la République française dans le Sud Vietnam, et commandant les F.F.V.S., arrivent : « Monsieur le lieutenant, commandant la compagnie parachutiste de la G.V.N.S. J’ai l’honneur de vous témoigner ma satisfaction pour l’allant et la vigueur dont votre unité a fait preuve après son parachutage sur Tra Cu le 29 mars 1950. Son action soutenue a permis de dégager entièrement ce centre, de bousculer les forces adverses, en leur infligeant des pertes très dures, et en leur prenant de haute lutte un important armement… ».

Elles seront suivies, le 21 avril, par celle du gouverneur du Sud Vietnam, Tran Van Huu, qui écrit : « Je vous prie de bien vouloir transmettre mes plus chaleureuses félicitations à la compagnie parachutiste pour l’action vigoureuse menée récemment à Tra Cu. Grâce à son attitude brillante, un adversaire mordant et bien armé a pu être défait et un armement important récupéré. Que le courage et l’audace dont elle vient de faire preuve soit un exemple à la jeune armée vietnamienne combattant pour la pacification et la grandeur de la Patrie ».

Quelques semaines plus tard, durant l’opération « Bernadette », l’unité rejoint le poste du Rach Dong, puis embarque sur un L.C.M., qui prend la direction de N’Ba Cam, à dix-sept kilomètres au nord-est de Bienhoa. Soudain, les rebelles installés sur les deux rives et dotés d’un armement puissant ouvrent le feu sur l’embarcation. Le L.C.M. entame un demi-tour en faisant feu de tous bords et « beache » les hommes en aval. Mais ces trois minutes de feu meurtrier ont suffi pour faire quatre victimes, dont le garde Bouzon, mortellement touché. Il sera, en six années d’opération ininterrompues, le seul garde de l’escadron para tué en opération.

Avec l’année 1951 commence la quatrième année de combat pour l’escadron parachutiste de la G.V.N.S. L’ennemi a rassemblé au sud de Sadec d’importantes concentrations de troupes pour attaquer l’ensemble du dispositif de défense de la Cochinchine, en vue d’appuyer les assauts massifs au Tonkin. Mais, prenant l’initiative, les troupes françaises, dirigées par le général Chanson, passent à l’attaque les premiers en mai. Les mois suivants seront marqués par un net ralentissement de l’activité qui consiste habituellement en une succession d’opérations de nettoyage et de dégagement des postes, ou de coups de main tombant souvent dans le vide. De fait, tout au long du premier trimestre 1951, l’unité est engagée, en quasi-permanence, dans la fameuse zone dite du « quadrilatère », au nord de Dian. Les résultats sont mitigés mais les hommes disputent le terrain aux communistes.

La décision de créer un bataillon de parachutistes vietnamiens est prise début 1951, au moment où le général Lecoq est chargé par le général de Lattre d’activer la mise sur pied de l’armée nationale vietnamienne. De mars à juin 1951, l’escadron restera dans une situation un peu particulière : il dépend toujours du commandement de la G.V.N.S., pour l’administration, mais l’encadrement passe aux parachutistes coloniaux. La campagne de recrutement et d’instruction bat alors son plein. Le recrutement se fait à partir de jeunes appelés des centres d’instructions vietnamiens dirigés sur la B.A.P.S. pour y être brevetés, et de volontaires d’unités coloniales françaises et vietnamiennes. L’instruction se poursuit, au printemps, sous le regard de quelques gardes maintenus à l’unité. Durant les mois de juillet et août, les compagnies vont intervenir dans le cadre d’opérations locales au Viêt-Nam Sud. En août, la 2e compagnie, initialement dédiée à l’instruction, encadrée par des gardes, sera officiellement intégrée au bataillon.

au sein du corps expéditionnaire. Les hommes sont dispersés dans une myriade de postes perdus dans ce vaste pays, aux installations défensives faibles. On entreprend donc de ceinturer le delta du Tonkin, axe d’effort des communistes, d’une ligne de blockhaus modernes aux murs de béton. Les principaux sites sont rapidement équipés et des garnisons réduites suffisent alors à tenir ces positions. En quelques mois, la ligne « de Lattre » est sortie de terre. Les réserves générales récupèrent les effectifs ainsi libérés qui sont articulés en groupements mobiles : les GM.

Le 15 novembre 1951, le 1er bataillon de parachutistes vietnamiens fait mouvement, par voie aérienne, vers le Tonkin. Il participe à des opérations du secteur puis est engagé, en décembre, dans les durs combats de Rivière noire : une bataille d’usure, consécutive à la reprise d‘Hoa Binh par le corps expéditionnaire français. À son retour, le 11 mars, à Chi Hoa, le bataillon aura perdu neuf tués, vingt-quatre blessés et trois disparus.

Après avoir retrouvé le sud du pays, au cours du second trimestre 1952, avec nombreuses opérations en Cochinchine, le B.P.V.N. va repartir au Centre Annam dans le cadre de l’opération « Cabestan », menée au sud de Tourane. En mai, avec le départ des derniers gardes engagés dans les compagnies de combat, l’histoire des gendarmes-parachutistes au combat, en Indochine, se confond avec celle du garde Meyer qui ne quittera l’unité qu’en 1953. Au mois de novembre, le bataillon participe activement au dégagement et à l’évacuation des postes de la bordure sud du Ly Nam (Nord Vietnam). En décembre, il sera engagé dans l’opération « Bretagne » à Ban Som.

     Fin 1953, le 1er B.P.V.N., presque entièrement encadré par des Vietnamiens, il participera, avec les 3e et 5e B.P.V.N., créés respectivement en 1952 et 1953, aux opérations avec les troupes françaises.



LES COMMANDOS DE CHASSE EN ALGERIE

   L'Armée de Terre, qui dispose de ses propres commandos de chasse depuis le début de l'année 1959 (comme le commando Georges), sollicite dans les mois suivants la gendarmerie pour constituer des forces supplémentaires2.  
C'est en quelques mois (d'octobre à décembre 1959) que six commandos de chasse, dénommés "Partisans", sont alors organisés sous le commandement du capitaine de gendarmerie Pierre Schaefer. Bien que ces commandos soient placés sous la responsabilité de l'Armée de Terre, il s'agit de forces de gendarmerie, supervisées par un officier de gendarmerie. Pour marquer la différence avec les commandos de chasse de l'Armée, le groupement des commandos de chasse gendarmerie adopte le principe suivant : " allier la valeur militaire du para avec la valeur morale du gendarme". La mission de contre-insurrection compterait de fait parmi les missions de la gendarmerie : " Prendre avec soi des volontaires recrutés dans “la partie saine de la population” ayant des lieux une connaissance complète, aller avec eux, en vivant leur vie, dans les plaines et dans les montagnes, mettre hors d’état de nuire des hors-la-loi qui ne respectent ni les personnes ni les biens, n’est-ce pas là une des missions fondamentales et traditionnelles de la Gendarmerie nationale ? Les commandos de chasse “gendarmerie” ne font pas autre chose avec leurs harkis originaires des montagnes de l’Ouarsenis, du Dahra et de la plaine du Chélif."
Chacun des six commandos (Partisan 20, 21, 22, 26, 43, 44) est composé d'une centaine de harkis encadrés par une vingtaine de sous-officiers et officiers de gendarmerie. Un détachement héliporté d’exploitation du renseignement (DHER), baptisé "Partisan noir", complète le dispositif en mai 1960. Il s'agit à la fois d'emporter rapidement et de déposer au sol les groupes de combat dans les zones rebelles, et de fournir un appui éventuel (bombardements préventifs au canon). Sur le plan tactique, l'effet de surprise est recherché à travers l'organisation de contre-embuscades sur les arrières des groupes rebelles en embuscade, ou des opérations de désinformation et d'intoxication de l'ennemi pour diminuer sa vigilance avant un coup de main. 


L’EPGM (1971-1983)
Le 1er janvier 1971, la Gendarmerie nationale crée sa première unité parachutiste "Métropolitaine" : l’Escadron parachutiste de la Gendarmerie mobile ou EPGM (l’appellation officielle est Escadron 9/11 Parachutiste de la Gendarmerie Mobile).
Implanté à Mont-de-Marsan (Landes), l’EPGM est entraîné pour pouvoir assurer toutes les missions d’un escadron de marche de la gendarmerie mobile – en particulier maintien et rétablissement de l’ordre – mais également des missions spécifiques liées à sa capacité aéroportée. Il est notamment désigné comme escadron prévôtal de la 11e division parachutiste.
L’unité, organisée sur le modèle d’un escadron traditionnel (un peloton hors rang et trois pelotons de marche) compte environ 125 personnels sous les ordres d'un capitaine. Elle attire des éléments particulièrement motivés qui acquièrent tous, en sus de leur double qualification de gendarme et de parachutiste, une spécialité adaptée aux missions de l’escadron : chuteur opérationnel, moniteur parachutiste, pilote tandem, tireur d’élite, expert en techniques de combat, plongeur, transmetteur, infirmier etc. Elle est équipée de véhicules aérotransportables (jeep puis Peugeot P4).
C’est en son sein que sont recrutés les premiers éléments du groupe d’intervention de la gendarmerie nationale no 4 de Mont-de-Marsan en 1974 (à cette époque, la gendarmerie envisage de créer un groupe d’intervention dans chaque région militaire ; par la suite cette idée est abandonnée et les personnels de cette unité rejoindront le GIGN no 1 à Maison-Alfort en 1976 pour former le GIGN).
L’EPGM est engagé dans de nombreuses opérations tant en métropole qu’outre-mer ou sur différents théâtres d’opérations extérieurs. Ainsi, par exemple on le retrouve aussi bien au maintien de l’ordre aux côtés d’autres escadrons lors de l’épisode de la centrale nucléaire de Plogoff (1978-1981) qu’à Djibouti au Territoire français des Afars et des Issas (TFAI) où il participe activement à la mise en place et au bon déroulement du référendum qui amène le territoire à l'indépendance le 27 juin 19774.


Béret, écussons et insignes divers de l'EPIGN


Des éléments de l’escadron sont présents sur de nombreux théâtres d'opérations extérieures (Tchad, Centrafrique) et son notamment engagés au Liban à partir de 1978.
En 1983, la Gendarmerie décide de renforcer ses formations spécialisées et de les regrouper sur le site de Versailles -Satory (Yvelines) au sein d’une nouvelle unité appelée GSIGN. L’EPGM disparaît donc fin 1983, au profit de l’Escadron Parachutiste d’Intervention de la Gendarmerie Nationale.
L’EPIGN (1984-2007)
Créée le 1er janvier 1984 au sein du GSIGN, l’unité conserve son statut parachutiste - comme toutes les formations du GSIGN - ainsi que ses particularités : recrutement séparé, béret bleu avec insigne inspiré de celui des commandos de chasse de la gendarmerie en Algérie, etc. Mais si elle conserve l’appellation d’escadron, ses missions – comme ses modalités d’engagement - n’ont plus grand-chose à voir avec celles d'un escadron de gendarmes mobiles.
L’EPIGN reçoit parmi ses attributions principales le support et l'appui du GIGN5, mission pour laquelle il assure une alerte permanente et qu’il sera amené à assurer lors de quelques évènements importants (Corse, Ouvéa, Marignane). Mais au fil des années, cette mission perdra en importance relative6 et l’unité sera amenée à développer des savoir-faire particuliers dans les domaines de la sécurité-protection et de la collecte de renseignements au profit des autres unités de la gendarmerie.
L’EPIGN dont l’effectif est d’environ 135 personnels, conserve à ses débuts la structure d’un escadron classique (un peloton hors rang regroupant notamment les chuteurs opérationnels et trois pelotons du rang), mais ne se déploie pas en unité constituée. En général, l'escadron engage au plus un peloton et le plus souvent un groupe (demi-peloton ou moins).
Progressivement, de nouvelles missions apparaissent et, dès 1986, l’un des pelotons se spécialise dans la protection des hautes personnalités (PPHP). Le GOR (Groupe d’Observation et de Recherche – voir ci-dessous) apparaît en 1991.L’organigramme de l'unité à partir des années 2000 reflète l'importance prise par ces spécialités nouvellement acquises (en sus du support du GIGN et de tout un éventail de sous-spécialités diverses : montagne, plongée etc. ) :
En 2000, l'officier commandant l'EPIGN, qui est assisté d'un commandant en second, compte sous ses ordres 8:
  • Un Groupe de Soutien Opérationnel - soit 17 sous-officiers;
  • Deux sections de sécurité et de protection avec chacune 2 officiers et 40 sous-officiers;
  • Le groupe d’observation et de recherche - soit 1 officier et 34 sous-officiers.
La réorganisation du GSIGN entraîne la disparition de l'unité, dont la dissolution est prononcée officiellement le 1er septembre 2007. Un nouveau groupe d'intervention de la gendarmerie nationale plus étoffé est alors créé sous un commandement unique, permettant une meilleure optimisation des moyens ainsi que des synergies plus fortes, notamment à partir d'un tronc commun de recrutement.




LE GIGN UNITÉ TAP A PART ENTIERE

En réponse à la multiplication des prises d'otages au début des années 1970 (notamment à la centrale de Clairvaux 0) en 1971 et lors des Jeux olympiques de Munich en 1972), un premier GIGN est formé le 11 octobre 1973 au sein de l'escadron parachutiste de Mont-de-Marsan, tandis qu'une équipe commando régionale d'intervention (ECRI) est formée le 1er décembre de la même année au sein du groupe d'escadrons I/2 de gendarmerie mobile de Maisons-Alfort. Le commandement de l'ECRI est confié au lieutenant Christian Prouteau et l'unité devient opérationnelle le 1er mars 1974 (qui deviendra la date d'anniversaire du GIGN). Sa première opération a lieu dès le 10 mars 1974 pour neutraliser un forcené retranché dans un appartement avec une mère de famille et son fils à Ecquevilly : cette opération est un échec car le commando doit attendre pendant 17 heures pour avoir l'autorisation d'intervenir par le préfet. Bilan : le forcené a tué la mère de famille et son enfant puis s'est tiré une balle dans la tête.
Le 16 avril 1974, le GIGN de Mont-de-Marsan devient le GIGN no 4 tandis que l'ECRI de Maisons-Alfort devient GIGN no 1. À cette époque, le GIGN no 1 opère sur le territoire des 1re, 2e, 3e et 6e régions militaires, tandis que le GIGN no 4 opère sur les 4e, 5e et 7e régions militaires. Unité parachutiste, implantée sur la façade atlantique le GIGN 4 est également plus orienté sur la problématique maritime et comporte un groupe de plongeurs, mais commandé à tour de rôle par les officiers de l'escadron, ses membres restent assujettis aux priorités de ce dernier et il est moins sollicité que l'unité de Maisons-Alfort.
En 1976, la Gendarmerie décide de regrouper les deux unités, principalement pour des raisons de coût et d'efficacité. Le 31 mai 1976, les deux GIGN 1 et 4 sont dissous et rassemblés le 1er juin de la même année en une seule unité parachutiste basée à Maisons-Alfort, dénommée GIGN. Après son déménagement à Satory (à Versailles) en 1982, le GIGN est intégré en 1984 au sein d'une nouvelle formation appelée Groupement de sécurité et d'intervention de la Gendarmerie nationale (GSIGN). Il y est rejoint d'abord par l'escadron parachutiste de Mont-de-Marsan (EPGM ou escadron parachutiste de la gendarmerie mobile), qui devient à cette occasion Escadron parachutiste d'intervention de la Gendarmerie nationale (EPIGN), puis en 1986, par le Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR). 


En 2007, le GSIGN est dissous et une nouvelle unité est créée à sa place sous le nom de GIGN, les anciens GIGN, EPIGN et GSPR fournissant les principales composantes de la nouvelle organisation. Il ne s'agit pas simplement d'un changement de nom mais de la création d'une nouvelle unité, renforcée au niveau de son commandement, avec un tronc commun de recrutement pour ses différentes composantes et avec de meilleures capacités de réactions en cas de prise d'otages de masse (POM).